Des étudiants songent à une association spécifique aux régions

(Québec) La récente désaffiliation de trois associations de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) pousse des étudiants universitaires à se questionner sur la pertinence de mettre sur pied un nouveau regroupement national qui pourrait même être spécifique pour les régions.

Les regroupements qui ont claqué la porte à la FEUQ lui reprochent entre autres de ne pas avoir été à l’écoute des besoins particuliers des étudiants poursuivant leur cheminement universitaire à l’extérieur de la métropole.

«Tout se passe à Montréal, je n’ai jamais vu la FEUQ mettre les pieds à Lévis», lance le président de l’Association générale des étudiants du campus de Lévis (AGECALE), Sébastien Girard.

Le président de l’Association générale des étudiants du campus de Rimouski de l’UQAR (AGECAR), François Lapointe, évoque aussi le manque de transparence et de communication de la Fédération avec ses membres, notamment ceux qui sont éloignés.

Selon lui, plusieurs associations étudiantes de région orphelines depuis un certain temps commencent à réfléchir à l’idée de se regrouper.

«L’idée d’une nouvelle association nationale n’est certainement pas mise de côté», lance-t-il, ajoutant cependant qu’il est trop tôt pour la sienne de se prononcer puisqu’elle sort fraîchement d’un référendum. «Mais on doit évaluer l’approche qu’on veut avoir», précise-t-il.

Réflexion sur l’avenir

La réflexion est également entamée depuis plusieurs mois au Mouvement des associations générales étudiantes de l’Université du Québec à Chicoutimi (MAGE-UQAC).

Son président, Sylvain Jomphe, explique que les étudiants auront à se pencher cet hiver sur leur avenir alors que trois choix s’offrent à eux, soit joindre une association existante, demeurer indépendants ou encore créer une nouvelle association «de régions».

«Il faut encore voir si c’est le véhicule que nos membres recherchent, ça reste à valider. Mais une telle association serait mieux outillée à répondre aux besoins spécifiques des régions», fait valoir M. Jomphe, citant en exemple les problèmes de logement, d’intégration des immigrants ou de transport en commun. Par ailleurs, malgré ces récentes désaffiliations et la démission, vendredi, du président de la FEUQ, Antoine Genest-Grégoire, l’organisation affirme ne pas être en crise. Son attaché de presse, Yanick Grégoire, reconnaît néanmoins qu’il y a une proximité entre les événements.

La FEUQ regroupe désormais 55 % des étudiants universitaires (111 000 sur 200 000) contre 62 % avant la rentrée.

 

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