Le président de la FEUQ démissionne

(Québec) En plus de perdre 11 % de ses membres avec la désaffiliation des étudiants de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) et de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) n’a plus de chef. Celui qui a succédé à Martine Desjardins ce printemps, Antoine Genest-Grégoire, a démissionné vendredi. Malgré tout, l’association assure ne pas être en crise.

Dans sa lettre annonçant son départ, M. Genest-Grégoire explique que la FEUQ a subi beaucoup de remous depuis deux ans avec les manifestations du printemps 2012 et le Sommet de l’hiver dernier et qu’elle est «en période de changement».

«Plusieurs erreurs ont été commises depuis le 1er mai. Certaines par malchance, d’autres par manque de vision. Je souscris à toutes les décisions prises par la FEUQ depuis mon entrée en poste. En tant que président, j’ai eu le dernier mot sur les actions entreprises par les officiers en poste et les employés de la Fédération», écrit l’étudiant à la maîtrise en sciences économiques, qui précise en prendre la responsabilité.

Selon Antoine Genest-Grégoire, la Fédération qui souffle ses 25 bougies cette année survivra aux bouleversements. «En mon absence, il vous appartient de vous réapproprier la Fédération, de vous investir dans son développement et dans sa continuité. Ce n’est que par votre action, vos efforts et vos sacrifices que la FEUQ peut servir au mieux la cause étudiante. Je vous laisse le champ libre, passez aux actes», suggère-t-il.

Pas en crise

Malgré ce départ et les récentes désaffiliations, l’attaché de presse de la FEUQ, Yanick Grégoire, soutient que l’association n’est pas en crise même s’il reconnaît une proximité entre les deux événements. «C’est normal que des étudiants reconsidèrent leur affiliation», explique-t-il, ajoutant que c’est toujours une «surprise» de voir les gens quitter, surtout si brutalement.

L’attaché de presse qualifie le geste de M. Genest-Grégoire «d’honorable» puisqu’il a choisi d’endosser la responsabilité des récentes pertes et de quitter. Il croit que les «erreurs» évoquées par ce dernier sont «une succession de petites choses» plutôt qu’un tout définissable.

La FEUQ regroupe maintenant 55 % des étudiants universitaires (111 000 sur 200 000) au lieu de 62 % avant le vote des étudiants aux campus de Lévis et de Rimouski de l’UQAR et de l’UQAC.

Le 26 septembre, à Chicoutimi, les 6700 étudiants de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) avaient rejeté à 55 % le maintien de l’affiliation. Le taux de participation avait été de 15 %, soit une fois et demie le quorum exigé.

Au début de septembre, le campus de Lévis de L’UQAR – qui n’avait pas fait la grève au printemps 2012 – avait donné le ton en votant à 85 % le retrait de la FEUQ.

Avant de nouvelles élections qui n’auront probablement pas lieu avant novembre, c’est le vice-président, Thierry Morel-Laforce, qui assurera l’intérim d’Antoine Genest-Grégoire.

http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/education/201310/07/01-4697250-le-president-de-la-feuq-demissionne.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4697074_article_POS1